Aujourd’hui, je hisse le drapeau de la Palestine

Aujourd’hui, je hisse le drapeau de la Palestine – Guillaume Corpard

Aujourd’hui, je hisse le drapeau de la Palestine

La reconnaissance de l’État de Palestine par la France et par quelques autres nations retardataires est importante politiquement. Elle nous rappelle que la paix ne peut se construire sans justice, sans respect du droit international et sans reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Drapeau palestinien flottant dans le ciel
Le drapeau palestinien, symbole de l’identité et de la souveraineté du peuple palestinien.

Une reconnaissance politique importante

Aujourd’hui, je hisse le drapeau de la Palestine. La reconnaissance de cet État par la France et par quelques autres nations retardataires est importante politiquement.

Rappelons que la colonisation des territoires palestiniens dure depuis 75 ans. Ma propre grand-mère, dans les années 80, 90 et 2000, militait déjà pour les droits des Palestiniens et voyageait en Palestine pour constater la situation.

C’était bien avant le 7 octobre 2023 (attentat que je condamne de toutes mes forces). Et c’était déjà une catastrophe.

Une histoire qui ne commence pas le 7 octobre 2023

La Palestine ne doit pas être résumée à une bande de terroristes. C’est avant tout un peuple colonisé, victime d’apartheid.

Il suffit de voir des cartes au fil des décennies : leur territoire est réduit à peau de chagrin au fil des années, que ce soit en Cisjordanie ou à Gaza.

« La Palestine ne doit pas être résumée à une bande de terroristes. C’est avant tout un peuple colonisé, victime d’apartheid. »

Des milliers de prisonniers, y compris des jeunes, ont été enfermés sans procès dans les geôles israéliennes. Ils y sont encore, aujourd’hui. Qui demande leur libération ?

Deux poids, deux mesures

Il y a deux poids, deux mesures. Alors qu’un peuple souffre le martyre, sans armée, sans nourriture, sans réel moyen de se défendre, l’armée israélienne pilonne ses infrastructures et affame, assassine une population incapable de fuir.

Le Hamas (dont je condamne les pratiques terroristes) est tout de même une excuse bien pratique pour le gouvernement israélien : il a été financé pendant des années avec le consentement de Netanyahu lui-même, et il n’est qu’un prétexte : aujourd’hui, c’est tout un peuple qui est éliminé, et bientôt déporté pour vendre les terres de Gaza aux marchands immobiliers et récupérer le gaz, le pétrole… La Riviera de Trump arrive !

Le danger d’une haine sans fin

Le peuple juif, que je respecte et que j’apprécie particulièrement (j’évoque largement cette question dans mon livre Le Grand (R)Éveil), est pris en otage par Israël : à cause des suprémacistes au pouvoir, l’antisémitisme, nourri par les peurs, la colère et les amalgames, risque de s’amplifier sur la planète.

On le sait : la haine attire la haine.

Nos cœurs ne peuvent pas rester insensibles face à des dizaines de milliers d’enfants et de civils brûlés, découpés, tirés comme des lapins, amputés, orphelins…

Les survivants de ces générations massacrées risquent de grandir la haine au cœur, et tenteront tôt ou tard de punir Israël. C’est une histoire sans fin.

« Ce n’est pas avec la violence que l’on prépare un futur paisible. C’est impossible. »

Contre l’antisémitisme et contre toutes les violences

Le 7 octobre 2023 est une horreur inoubliable. Nous l’avons dit et redit. Les otages israéliens doivent être libérés, il n’y a aucune discussion à ce sujet.

Mais, hélas, le 7 octobre n’est pas le début de cette histoire.

Aujourd’hui, nous sommes face à un génocide, et nous devons isoler Israël, comme nous le fîmes vis-à-vis de l’Afrique du Sud à une autre époque ; nous devons également encourager tous nos amis juifs humanistes, de par le monde, qui dénoncent le cauchemar actuel dans cette région.

Ils se sentent trahis et déshonorés par ces colons suprémacistes au pouvoir. C’est à nous d’être solidaires avec eux, contre l’antisémitisme et contre la violence en général.

Construire une paix juste et durable

Le racisme et la colonisation n’ont plus leur place dans notre monde. Les affaires économiques ne doivent pas étouffer les génocides, les guerres, les souffrances civiles.

L’Europe doit réagir vraiment, sans hypocrisie, au-delà de tout intérêt économique.

« La Paix se construit en protégeant et en respectant le droit d’exister de chaque peuple, qui doit être souverain dans son propre pays. Elle est possible en tendant la main : pas avec des bombes ! »

Sinon, autant dire que le droit international n’existe plus, et que seuls les rapports de force régissent notre monde : or, nous ne le voulons pas.

Nous sommes tous des frères et des sœurs : Palestiniens, Israéliens, Européens…

Ne fermons pas les yeux.

Aujourd’hui, hissons le drapeau palestinien.

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