Les méga-feux : penser aussi aux victimes invisibles, les animaux
Par Guillaume Corpard
Réflexion publiée dans Réflexions & Articles le 25 juillet 2026.
Les incendies qui frappent la France rappellent l’urgence de repenser notre rapport au vivant. Au-delà des drames humains, cette réflexion invite à ne pas oublier les milliards d’animaux touchés par le dérèglement climatique.

- Les victimes oubliées des incendies
- Repenser notre rapport au vivant
- Agir sur les causes du dérèglement climatique
- Vers une écologie de la bonté
Les victimes oubliées des incendies
Les méga feux rongent maintenant la France. Oh, il n’y a aucune surprise. Et cela ne s’arrêtera pas de sitôt. Bien sûr, j’ai une pensée pour tous les soldats du feu, tellement courageux et manquant cruellement de moyens. J’ai également une pensée solidaire et sincère en direction de tous les êtres humains pris par les flammes. C’est terrible.
Mais pensons-nous aux animaux sauvages et aux animaux d’élevage ? Ce sont les premières victimes du dérèglement climatique. Ce sont des milliards d’animaux qui périssent dans la terreur et la souffrance (insectes, rongeurs, sangliers, cervidés, oiseaux, reptiles, batraciens etc.), tandis que les élevages souffrent de la sécheresse et de la chaleur, avec des dizaines de milliers de morts dans des hangars surchauffés, quand ceux-ci ne sont pas détruits par les flammes.
Repenser notre rapport au vivant
Il est temps de passer à une autre approche de la vie : considérer les intérêts de tous les êtres vivants, et pas seulement les nôtres.
Agir sur les causes du dérèglement climatique
N’oublions pas deux choses essentielles :
- Nos monocultures intensives de bois (pins, sapins), qui ne sont pas des forêts naturelles mais de l’exploitation inconsidérée au mépris de la biodiversité, devraient être remises en question le plus rapidement possible.
- Nous sommes contraints d’aller à la racine des problèmes : nous adapter aux changements climatiques, c’est très bien – même si ce sera plus facile pour les classes les plus riches ! – mais cesser d’accélérer ce changement climatique est le plus important : revoir nos moyens de transport, notre énergie, nos habitats, notre façon de consommer, et, bien sûr, remettre l’élevage en question. Oui, cesser de manger les animaux fait partie de l’équation. Pas seulement pour des raisons techniques, mais aussi pour des raisons philosophiques et éthiques, dans le cadre d’une véritable « Écologie de la bonté », seule approche pouvant nous sortir de notre impasse civilisationnelle.
« Il est temps de passer à une autre approche de la vie : considérer les intérêts de tous les êtres vivants, et pas seulement les nôtres. »
Vers une écologie de la bonté
Nous traverserons encore beaucoup de souffrances, beaucoup de violences écologiques, sociales, économiques. Mais à force de crises, nous finirons par prendre conscience. Nous n’aurons pas le choix. Et nous comprendrons qu’une écologie de la compassion et une prise de pouvoir par le peuple sont la seule voie possible si nous voulons offrir un avenir à nos enfants.
L’Écologie de la Bonté
Cette réflexion prolonge les thèmes développés dans L’Écologie de la Bonté – Manifeste pour le vivant.
Découvrir le livreÀ propos de Guillaume Corpard
Auteur, conférencier et musicien, Guillaume Corpard explore les liens entre écologie, empathie, démocratie et protection du vivant.
